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42 Lc 011-034 001 L’œil est-il une réfutation au créationnisme ?

lundi 26 juillet 2010

Bien que l’œil humain n’offre pas la meilleure vision parmi les vertébrés, l’imagerie de 120 méga pixels qu’il produit défie tout de même n’importe quelle technologie actuelle. Les évolutionnistes tentent depuis Darwin de démontrer que des structures anatomiques seraient sous optimales, inefficaces ou même inutiles et donc n’auraient pas été créées.

Au début des années 1900, on a répertorié chez l’humain une centaine d’organes dits « vestiges de l’évolution » [1]. Essentiellement, il s’agissait de structures qui, à première vue, semblaient presque inutiles. Aujourd’hui, l’avancement de la science a démontré que chacune de ces structures anatomiques avait une fonction particulière et utile. La leçon à retenir est que l’ignorance concernant le fonctionnement d’une structure biologique particulière ne devrait pas être transposée en absence de fonction.

L’œil humain comporte justement des particularités qui autrefois étaient intrigantes vu les limites de la science de l’époque. Par exemple, les nerfs passent devant la rétine au lieu de passer par derrière. Ceci a été immédiatement récupéré par les évolutionnistes comme preuve que l’œil n’a pas été créé. On nous dit que les nerfs auraient été placés derrière la rétine si un concepteur intelligent était à l’origine de l’œil.

Notre œil offre une résolution de 120 millions de pixels [2]. Une multitude d’ordinateurs sont nécessaires pour atteindre une imagerie vidéo qui pourrait tout au plus s’approcher de ce niveau de résolution. Dernièrement, les scientifiques du Sandia National Laboratories [3] ont mis en un réseau 64 puissants ordinateurs pour rendre une imagerie vidéo, en quelque secondes, atteignant une résolution de 20 méga pixels. Le travail de l’œil et du cerveau ne prend qu’une fraction de seconde pour rendre les images.

Il y a près de 400 000 récepteurs par millimètre carré de rétine. L’œil peut détecter un unique photon de lumière, ce qui représente la limite ultime de sensibilité. Il y aurait des pages à remplir simplement pour résumer les multiples capacités de l’œil : détection des profondeurs et contours, différenciation des couleurs, 3D, ajustement en fonction de la distance…

Ces constats de la biologie infirment sans conteste l’affirmation que l’œil des vertébrés est mal conçu. Les évolutionnistes se heurtent encore à l’avancement de la science qui, de toute évidence, sert la théorie créationniste.

Habituellement, le discours évolutionniste passe outre les fabuleuses capacités de l’œil mises à jour par la science. Les évolutionnistes sont restés figés à l’état des connaissances scientifiques tel qu’il était il y a 30 ou 60 ans. Ils continuent d’affirmer que les nerfs passeraient derrière la rétine si l’œil avait été conçu par un créateur intelligent.

Mais les céphalopodes ont un nerf optique qui passe derrière la rétine. Faut-il en conclure que les évolutionnistes admettraient alors que l’œil des céphalopodes a une origine par création intelligente mais pas celui des vertébrés ? Notons que l’œil des céphalopodes est différent de l’œil des vertébrés : plus simple, moins efficace et conçu pour un contexte différent.

Aujourd’hui, on comprend mieux les besoins de l’œil des vertébrés. La rétine transpose l’énergie lumineuse en signal électrique. Avant de transmettre l’information aux nerfs puis au cerveau, les cellules rétiniennes doivent être alimentées d’abord par un flux d’énergie très important. Ces cellules ont l’un des métabolismes les plus élevés dans le corps humain. Il est donc nécessaire que l’espace derrière l’œil soit réservé à la choroïde [4] qui apporte l’afflu sanguin, vital à la fonction visuelle. De plus, la choroïde passant à l’arrière de l’œil participe à l’absorption et l’évacuation de la chaleur de l’œil. Il y a donc des raisons d’efficacité pour que les nerfs passent devant les photorécepteurs.

Les évolutionnistes affirment que le fait que les nerfs passent devant la rétine atténue le rendement de la vue comme si les nerfs empêchaient la lumière de bien impacter la rétine. En réalité, la tâche aveugle causée par le nerf qui passe devant occupe seulement 1 quart de 1% du champ visuel et le nerf, contrairement à la choroïde, est quasi transparent, il a un indice réfractaire quasi identique à l’humeur aqueuse. La choroïde ne pourrait pas passer devant car le sang trop opaque engendrerait une vue comme dans un œil en hémorragie.

Les découvertes scientifiques balayent les théories qui exploitent l’ignorance. Le présent exemple est l’hypothèse des « organes vestiges » ou organes « sous optimaux » que les évolutionnistes continuent de soutenir pour attaquer la théorie créationniste.

« L’idée que l’œil des vertébrés est « branché à l’envers » provient d’un manque de connaissance sur la fonction de l’œil et son anatomie » [5].

« Cela prendrait 100 années de traitement par un super-ordinateur pour simuler ce qui prend place dans votre œil chaque seconde. » [6]

« Au fur et à mesure de l’augmentation de nos connaissances, la liste des structures vestigiales a diminué. Wiedersheim en répertoriait environ une centaine chez l’humain, les auteurs récents en décrivent habituellement 4 ou 5. Même cette courte liste de structures vestigiales chez l’humain est questionnable. » [7]

Il faut alors avoir l’esprit ouvert et tirer des leçons des expériences passées : celles-ci démontrent que tous les organes ont une raison d’être et que leurs structures produisent des niveaux d’optimisation bien au-delà des équivalents conçus par l’humain qui nécessitent une conception intelligente.

Documents liés à celui-ci :

« 19 Ps 139-015 001 L’embryologie comparée »
« 19 Ps 139-015 002 Une fraude en embryologie »
« 46 1 Co 012-018 001 Le mythe des organes rudimentaires »
« 42 Lc 011-034 001 L’œil est-il une réfutation au créationnisme ? »
« 07 Jg 005-022 001 La jambe du cheval, une biomécanique parfaite »

(au sujet de l’utilisation des textes)

Notes

[1] Voir « 46 1 Co 012-018 001 Le mythe des organes rudimentaires »

[2] Ou 120 méga pixels.

[3] Les Laboratoires Sandia (Sandia National Laboratories) sont parmi les principaux laboratoires nationaux de recherche des États-Unis d’Amérique. Leurs autres missions de recherche et développement portent sur les programmes énergétiques et environnementaux.

[4] La choroïde est l’une des membranes de la paroi du globe oculaire, située entre la sclérotique à l’extérieur et la rétine à l’intérieur. C’est une couche richement vascularisée qui assure la nutrition de l’iris et des photorécepteurs rétiniens.

[5] Dr George Marshall, Docteur en ophtalmologie, chercheur et conférencier à l’Université de Glasgow en Ecosse, lors d’une interview intitulée « An eye for creation » (En français : un œil pour la création) en 1996.

[6] Dr John Stevens, spécialiste en ingénierie biomédicale, dans la revue Byte d’Avril 1985. Byte est un magazine informatique américain traitant des micro-ordinateurs, créé dans les années 1970 ; le dernier numéro fut publié en Juillet 1998.

[7] Steven R. Scadding, zoologiste évolutionniste professeur agrégé du département de zoologie de l’Université de Guelph au Canada.

12 Messages de forum

  • Bonjour eddy, la creation par hasard d’une cellule photosensible me semble par ailleurs plutot improbable. Comment une celulle peut elle se developper afin de detecter quelque chose qu’elle ne connait pas ? C’est comme developper des nageaoires et des ecailles sans savoir que l’eau existe !Par ailleurs nous avons deux yeux qui permettent la vision en relief:Cette double information permet par des mécanismes complexes faisant intervenir d’autres zones du cerveau la perception de l’angle entre l’information visuelle captée par des photorécepteurs d’un œil et ses homologues de l’autre œil permettant de percevoir les reliefs et la distance. Existe t il des fossiles avec un seul oeil ? Puis des fossiles avec deux yeux mais sans vision stereoscopique et enfin des fossiles avec deux yeux ET la vison stereoscopique ? Sinon la hasard a sacrement bien prevu les choses !

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  • Réponse au message du 29 juillet 2010 à 14h22min de M Michel THYS — michelthys@base.be

    Afin de rendre la lecture de votre commentaire et de mes réponses plus facile à suivre, j’ai retranscrit in extenso vos remarques mais en les entrecoupant de mes réponses. Ainsi, votre commentaire se trouve toujours dans un cadre afin qu’il soit clairement identifiable :

    L’oeil est le résultat de millions d’années d’évolution, par essais et erreurs, pour s’adapter de mieux en mieux à l’environnement, selon les espèces. Les "organes vestigiaux", même si leur nombre est passé d’un centaine a quatre ou cinq, constituent une autre preuve flagrante de l’Evolution (à moins de l’occulter par principe).
    Les dents de sagesse, pour écraser la viande crue, l’appendice pour la digestion de la cellulose, le coccyx et ses petits muscles pour l”équilibre dans les arbres, les poils pour compenser l’absence de vêtement, la caroncule lacrymale, protection supplémentaire, vestige de la 3e paupière des chats par exemple, sont autant d’éléments de preuve qu’il y a eu Evolution. Il faut être croyant et créationniste, comme SCADDING, pour estimer que “ces organes vestigiaux ne sont pas des preuves, sous prétexte “qu’il est impossible d’identifier sans ambiguïté les structures inutiles et que la structure de l’argumentation utilisée n’est pas valable scientifiquement”. Loin d’être encore "des parties essentielle de notre organisme", ces organes sont devenus inutiles. L’utilité très partielle de certains de ces organes, qui sert d’argument aux créationnistes, (par exemple quelques immunoglobines secrétées par l’appendice) résulte a priori d’une adaptation dans le sens d’une nouvelle fonction partielle, ce qui n’est pas étonnant en quelques centaines de millions d’années.

    Je reprends vos arguments un à un avant de répondre à vos questions :

    • les dents de sagesse : « A l’instar de beaucoup d’espèces menacées, la dent de sagesse est en voie de disparition. Non pour des raisons d’une supposée adaptation génétique de l’espèce humaine à des efforts de mastication désormais insuffisants (argument scientifiquement infondé) mais parce que cette dent est aujourd’hui systématiquement extraite. » (1)
    • l’appendice : il n’est pas un organe anciennement utile pour la digestion de la cellulose mais (reconnu depuis 2007) une « réserve protégée pour bactéries amies » (2) du tube digestif ; de plus, sa fabrication d’imminoglobulines lui donne un rôle certain dans le système immunitaire.
    • le coccyx : cette partie de la colonne vertébrale n’est pas un vestige d’une queue pour s’accrocher dans les arbres mais le centre de fixation de tous les muscles pelviens sans lequel nous ne pourrions rester assis !
    • les poils ne sont pas les vestiges d’une fourrure mais ils ont une utilité précise :
      • les poils servent avant tout au refroidissement du corps, jouant le même rôle qu’un tee-shirt qui protège pendant une canicule.
      • les poils sont sensibles : ils font partie du toucher (3). Ce sont eux qui détectent en premier les variations de température pour permettre au corps de se maintenir à un degré de chaleur constant.
      • Reliés aux glandes sébacées sécrétant le sébum, les poils lubrifient et assouplissent le derme… Une huile corporelle intégrée !
      • les poils génitaux protègent des coups et des frottements des vêtements… Comment expliquer que les primates ont, pour la plupart, les parties génitales glabres… L’évolution serait-elle inversée ? L’évolution aurait-elle différencié l’homme et la femme ? (4)
      • Les médecins déclarent avoir constaté une corrélation significative entre l’épilation et l’augmentation d’allergies et de mycoses au niveau des zones épilées.
      • Les cils sont de longs poils très sensibles présents au bord des paupières. Leur contact provoque l’action réflexe de cligner des yeux. Ils protègent aussi de la lumière vive.
    • La caroncule lacrymale est une petite excroissance charnue située au coin interne de l’œil contenant des glandes sébacées et sudoripares. La combinaison des sécrétions de ces glandes empêche l’intrusion de corps étrangers.

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    • La question à se poser est, selon moi : POURQUOI les créationnistes ou partisans du "dessein intelligent » le sont-ils ? Ont-ils vraiment choisi de l’être ? Pourquoi sont-ils manifestement imperméables à toute argumentation rationnelle et scientifique et ne changent-ils jamais d’avis ? Pourquoi des scientifiques croyants, ne pouvant plus contester le fait de l’Evolution, tentent-ils de faire du « dessein intelligent » une « théorie scientifique" digne d’être enseignée au même titre que la théorie (et même le fait) de l’Evolution, alors qu’il s’agit d’une croyance ? Pourquoi veulent-ils à tout prix tenter de concilier la foi et la raison, la religion et la science ?

      Voici une histoire : Un jour, un homme marchait au bord de la mer et vit quelque chose de coloré, à moitié enfoui dans le sable. Poussant la chose du pied, il découvrit une de ces petites balles de caoutchouc coloré qui rebondissent énormément. Il se posa la question : « Comment est-elle venue là ? »

      Tout le monde sauf notre homme aurait pensé qu’un enfant l’avait perdue, en jouant sur la plage les jours précédents ; notre homme trouva une explication différente... :

      Il y a plusieurs centaines d’années, sur une île tropicale, poussaient côte à côte un cocotier et un hévéa (5). Un jour, une noix de coco tomba de l’arbre, et vint heurter une pierre. Le choc provoqua un petit trou dans la coquille.

      Les fourmis et autres insectes ne tardèrent pas à trouver le trou et commencèrent à grignoter l’intérieur de la noix de coco. Ils laissèrent bientôt une coquille entièrement vide.

      Il arriva alors qu’une deuxième noix de coco tomba. Cette fois, elle frappa l’hévéa enlevant une partie de l’écorce. Le latex commença à couler de la plaie et à goutter sur le sol.

      Il arriva que la coquille vide se trouvait juste au-dessous de l’épanchement, le trou tourné vers le haut. Par une coïncidence merveilleuse, le latex gouttait directement dans la noix de coco et une certaine quantité y pénétra.

      Un vent violent se leva alors, charriant sable et poussière à travers l’île. Une partie de la poussière se constituait de sulfure minéral venu des roches rougeâtres de l’île. Le vent amoncela le sable contre la coquille de la noix, et une partie de cette poussière y pénétra et se déposa sur le latex.

      Enfin, le vent entraîna une feuille qui se plaqua sur le trou de la noix de coco et les gouttes de latex la scellèrent en place ; plus rien ne pouvait entrer ou sortir. La mer, soulevée par le vent, monta sur la plage et emporta la noix.

      Comme les vagues faisaient rouler la coquille dans tous les sens, le latex se mélangea avec les sulfures et le sable, et se transforma en une balle de caoutchouc. De plus, ballottée par les courants, la coquille passa sur une zone volcanique en éruption. Or, sous l’effet de la chaleur due aux frottements, à un soleil extraordinairement chaud et à la température très élevée de l’eau, les sulfures vulcanisèrent le latex qui devint une masse élastique.

      Le latex, mélangé aux sulfures, continua à rouler de-ci de-là à l’intérieur de la noix et prit la forme d’une sphère où la poussière colorée dessinait des bandes rouges et jaunes.

      Un jour, la noix vint se fracasser sur des rochers, relâchant la balle qui se mit à flotter et arriva finalement sur la plage où notre homme la trouva.

      Personne ne peut dire que cette histoire « ne tient pas la route ». En effet, j’ai pris grand soin de m’assurer de la possibilité scientifique de chaque étape de l’histoire. Si quelqu’un me dit : « C’est quand même totalement invraisemblable ! », je pourrais lui répondre qu’il a fallu des centaines, voire des milliers ou des millions d’années ! La probabilité pour que ces étapes se produisent dans cet ordre-là est à peu près la même que celle que vous avez de tirer le seul grain de sable noir d’un tas de sable jaune qui serait haut d’un mètre et qui couvrirait dix fois la France, le reste de l’Europe et la Russie avec la Sibérie ! Cette probabilité extrêmement faible est exactement celle que l’on trouve si l’on calcule les chances pour que toutes les étapes données par les évolutionnistes, pour arriver à une goutte de molécules organiques, se produisent sachant qu’il y a un gros point d’interrogation quant au passage à la cellule vivante.

      Vous avez ici la réponse à votre question : pourquoi je suis créationniste ? Parce que mon esprit cartésien ne peut accepter de croire aux contes !

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      • Je propose quelques hypothèses explicatives. Notamment :
        - parce que la plupart des humains supportent mal les incertitudes métaphysiques imaginaires et qu’ils ont besoin d’explications immédiates et sécurisantes.

        Il ne s’agit pas de « mal supporter les incertitudes métaphysiques imaginaires » mais de répondre à un vide intérieur que tout homme a, « un vide en forme de Dieu » qu’il veut combler un dieu plutôt que Dieu, comme tout adolescent d’aujourd’hui qui refuse l’amour parental tout en ressentant un besoin d’amour… L’être humain en est ENCORE au stade de l’adolescence face à son Dieu !

        - parce que la notion de commencement, et donc de création, est anthropomorphique et sécurisante.

        Il me semble que la théorie évolutionniste annonce aussi un commencement ?

        - parce qu’il est difficile, à notre échelle moins que centenaire, de se représenter l’influence que des centaines de millions d’années a eue sur l’Evolution, ce qui explique pourtant la complexification du vivant et la variétés des espèces.

        Il suffit de connaître la loi de l’entropie pour comprendre ce qu’aurait pu donner des millions d’années d’entropie croissante !

        - parce que, comme l’a dit le Pasteur évangélique Philippe HUBINON à la RTBF : « S’il n’y a pas eu création, tout le reste s’écroule ! » … ( donc aussi Dieu, etc. !).

        Il s’agit d’une citation hors de son contexte : retirer la création au message biblique revient à retirer l’essence même de l’Amour de Dieu.

        - mais sans doute aussi, voire surtout, à cause des influences éducatives inconscientes, même chez des scientifiques par ailleurs éminents.
        En effet, par orgueil et méconnaissance des « mécanismes » cérébraux, ils ne semblent pas avoir envisagé un seul instant que leur éducation religieuse et leur milieu croyant unilatéral aient pu laisser des traces indélébiles dans leur cerveau émotionnel, au point d’influencer leur cerveau rationnel et d’anesthésier leur esprit critique, indépendamment de leur intelligence et de leur intellect, dès qu’il est question de religion.
        Comme l’a écrit le neurobiologiste Henri LABORIT : " (...) Je suis effrayé par les automatismes qu’il est possible de créer à son insu dans le système nerveux d’un enfant. Il lui faudra, dans sa vie d’adulte, une chance exceptionnelle pour s’en détacher, s’il y parvient jamais.(...) Vous n’êtes pas libre du milieu où vous êtes né, ni de tous les automatismes qu’on a introduits dans votre cerveau, et, finalement, c’est une illusion, la liberté ! ».
        Or, c’est, me semble-t-il, un fait d’observation sociologique : statistiquement, la liberté de croire ou de ne pas croire est souvent compromise, à des degrés divers, par l’imprégnation de l’éducation religieuse familiale, forcément affective puisque fondée sur l’exemple et la confiance envers les parents, confortée par l’influence d’un milieu culturel unilatéral puisqu’il exclut toute alternative laïque non aliénante et qu’il incite, à des degrés divers, à la soumission à une « Vérité » exclusive et dès lors intolérante. L’éducation coranique en témoigne hélas à 99,99 % …

        Votre raisonnement est en partie vrai mais en partie seulement… Vous omettez le besoin de l’enfant d’avoir une structure de construction. Et votre raisonnement est justement emprunt de ce que vous voulez rejeter : vous parlez « d’éducation religieuse familiale » parce que votre schéma de pensée y a été formaté. En prenant du recul, vous trouverez le principe de la reproduction du schéma familial social et non plus religieux uniquement.

        « Un dogme, en soi, n’a rien qui puisse empêcher une pensée d’être libre. Bien au contraire : si liberté veut dire force, puissance, expansion, développement spontané, ample, heureux et facile, la pensée n’est guère libre que par un dogme, c’est-à-dire, en bon français, en bon latin et en bon grec, un enseignement. (…) » Derrière l’hostilité au dogme, se glisse l’hostilité à l’enseignement et peut être plus fondamentalement l’hostilité à la Vérité (6). Dogme ou préjugé, il faut choisir. De toutes les façons, la pensée n’échappe pas aux choix cornéliens. Ainsi, au même titre qu’il ne s’agit pas de choisir entre Dieu et rien mais entre Dieu et une idole (un faux dieu) ; il ne s’agit pas de choisir entre un dogme et pas de dogme du tout, mais entre un dogme et le préjugé (un faux dogme, un dogme flou). » (7)

        Je reviens sur l’interprétation des chiffres que vous avancez : à mon sens ils montrent le contraire de ce que vous voulez démontrer ! Des parents « enfermés » dans une façon de pensée fusse-t-elle religieuse enferment leurs enfants de la même manière. (Au sujet de la tolérance coranique, je vous invite à lire cette réflexion : « 48 Ga 002-004 001 Qu’est ce que la tolérance coranique ? »). Par ailleurs, vos statistiques font la distinction entre un enseignement religieux et le modèle d’une vie en relation avec Dieu… Malheureusement, cette distinction est de taille ! Comme l’a dit Jésus Lui-même, il y a beaucoup d’appelés mais peu d’élus ! (Mt 22 : 14). Le débat ne doit pas se situer sur un enseignement religieux, comme on enseigne les mathématiques ou la littérature, mais sur l’application concrète de parents qui voudraient que leur enfant vive ce que eux-même ont refusé de vivre ! On retrouve cette problématique dans les études des jeunes, souvent orientées en fonction de ce que les parents auraient souhaité faire plus que par rapport aux réelles compétences ou réels désirs de l’enfant ! Ceci explique le fort taux d’échec dans les études longues… et le fort pourcentage de jeunes qui, après 5 à 10 ans de vis professionnelle, reprennent des études par eux-mêmes pour changer de voie… On retrouve la même problématique en ce qui concerne l’orientation religieuse ! Alors que la vocation professionnelle issue d’un exemple, d’un modèle qui a su donner envie et mettre en vie l’orientation dans un jeune amène une construction de l’existence durable. Il en est de même entre la religion et la foi…

        En ce qui concerne la foi (je fais la différence entre la croyance, du domaine de la religion, et la foi, du domaine de la relation), beaucoup n’ont pas accepté la relation avec Dieu (comme un adolescent refuse la relation à ses parents) tout en se justifiant d’une croyance plus ou moins théorique et projetée…

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      • La soumission religieuse s’explique : après Desmond MORRIS qui l’avait pressenti en 1968, dans « Le Singe Nu » (dominant/dominé), Richard DAWKINS estime, dans « Pour en finir avec dieu », que du temps des premiers hominidés, le petit de l’homme n’aurait jamais pu survivre si l’Evolution n’avait pas pourvu son cerveau tout à fait immature de gènes le rendant dépendant et totalement soumis à ses parents (et donc plus tard à un dieu … !).
        Dès 1966, le psychologue-chanoine Antoine VERGOTE, alors professeur à l’Université catholique de Louvain, a montré, sans doute à son grand dam, qu’en l’absence d’éducation religieuse, la foi n’apparaît pas spontanément, et que la religiosité à l’âge adulte en dépend. Son successeur actuel, le professeur Vassilis SAROGLOU, le confirme. Ce nouveau mécanisme de défense, animiste du temps des premiers hominidés, puis polythéiste, n’est apparu que grâce à la capacité évolutive du seul cortex préfrontal humain, hypertrophié, à imaginer, grâce au langage et par anthropomorphisme, un « Père protecteur, substitutif et agrandi », fût-il de nos jours qualifié, par rationalisation a posteriori, de « Présence Opérante du Tout-Autre »(A. Vergote).
        Des neurophysiologistes ont par ailleurs constaté que chez le petit enfant, alors que les hippocampes (centres de la mémoire explicite) sont encore immatures, les amygdales (celles du cerveau émotionnel) sont déjà capables, dès l’âge de 2 ou 3 ans, de stocker des souvenirs inconscients (donc notamment ceux des prières, des cérémonies, des comportements religieux des parents, …, sans doute reproduits via les neurones-miroirs du cortex pariétal inférieur. Ces « traces » neuronales, renforcées par la « plasticité synaptique », sont indélébiles … L’ IRM fonctionnelle confirme que le cortex préfrontal et donc aussi bien l’esprit critique que le libre arbitre ultérieurs s’en trouvent anesthésiés à des degrés divers, indépendamment de l’intelligence et de l’intellect, du moins dès qu’il est question de religion.
        On comprend que, dans ces conditions, certains athées comme Richard DAWKINS, ou certains agnostiques, comme Henri LABORIT, au risque de paraître intolérants, aient perçu l’éducation religieuse précoce, bien qu’a priori sincère et de « bonne foi », comme une malhonnêteté intellectuelle et morale. Pourtant, bien que les religions, et a fortiori leurs dérives (guerres religieuses, inégalité des femmes, excisions, …) soient plus nocives que bénéfiques à tous points de vue, il va de soi que la croyance en l’existence subjective de « Dieu », restera toujours un droit légitime et d’autant plus respectable qu’elle aura été choisie en connaissance de cause, plutôt qu’imposée précocement. Puisse l’avenir favoriser l’avènement d’un système éducatif fondé sur un humanisme, non pas athée mais laïque car non prosélyte, qui permettrait à chacun de choisir aussi librement que possible de croire ou de ne pas croire.

        Votre exposé tend à vouloir démontrer qu’un enfant, pour être libre, ne devrait pas avoir de pédagogue (au sens large : ni parents, ni tuteur…) qui lui imposera forcément son point de vue… sur la religion mais aussi en politique, sociologie, philosophie, sexualité…

        Pourquoi faudrait-il que l’enfant ne subisse aucune imprégnation de ses parents et de sa famille au sens large ? Il est certain qu’un enfant naissant dans une famille intégriste, que cet intégrisme soit religieux ou athée, politique ou philosophique... a moins de chance qu’un enfant naissant dans une famille qui accepte qu’il fasse son propre chemin et qu’il choisisse éventuellement d’être athée ou musulman alors que la famille est chrétienne, ou qu’il vote à droite alors que les parents ont toujours voté à gauche, ou qu’il aille à la messe en latin chaque dimanche alors que les parents sont des athées convaincus…

        Le fondement de votre raisonnement n’est pas bon : vous confondez enseignement, éducation et exemple… Combien de parents orientent leurs enfants dans une direction alors que eux-mêmes agissent comme étant dans une autre ! Pour les chrétiens, beaucoup se disent être croyants… peu sont des exemples « de la connaissance de Sa volonté, en toute sagesse et intelligence spirituelle, marchant d’une manière digne du Seigneur, Lui étant entièrement agréable, portant des fruits en toutes sortes de bonnes œuvres et croissant par la connaissance de Dieu » (Col 1 : 9 et 10) !

        Je vous invite à lire ces quelques réflexions :

        Merci de votre contribution et de vos remarques… N’hésitez pas à continuer sur le forum au gré de vos lectures ou par mail : theonoptie@theonoptie.com.

        Salutations,

        Références bibliographiques.
        Antoine VERGOTE, chanoine, « Psychologie religieuse », du, Ed. Dessart 1966, ancien professeur à l’Université catholique de Louvain.1966.
        Vassilis SAROGLOU (son successeur) & HUTSEBAUT, D « Religion et développement humain »,. 2001.
        Patrick JEAN-BAPTISTE « La biologie de dieu » 2003 Agnès Viénot 2003.
        Jean-Didier VINCENT « Voyage extraordinaire au centre du cerveau » O. Jacob 2007.
        V.S. RAMACHANDRAN « Le fantôme intérieur ». Odile Jacob 2002.
        Jean-Pierre CHANGEUX « L’homme neuronal »1993, « L’homme de vérité » 1994
        Pascal BOYER « Et l’homme créa les dieux ».
        Antonio DAMASIO « L’erreur de Descartes »2001 et « Spinoza avait raison’.
        Henri LABORIT « Une vie » 1996 « Derniers entretiens »
        Mario BEAUREGARD « Du cerveau à Dieu » « The spiritual brain »
        Michaël PERSINGER « On the possibility of directly accessing every human brain by electromagnetic induction of fundamental algorythms ».1995.
        Paul D. Mac LEAN « Les trois cerveaux de l’homme » 1990.
        Joseph LEDOUX « Emotion, mémoire et cerveau » 1994.
        John SAVER & John RABIN « The neural substrates of religion experience » 1997.
        Francis CRICK « Une vie à découvrir »
        Via Internet : « Le cerveau à tous les niveaux ».

        [Etc.|

        (1)- Estelle Vereeck, Lauréate de la Faculté de Médecine de Nancy, docteur en chirurgie-dentaire et auteur de plusieurs ouvrages sur les dents.

        (2)- William Parker et Randal Bollinger, du Centre médical de l’Université Duke (Durham, Caroline du Nord, Etats-Unis), ont étudié la structure de ce petit organe méprisé, en s’appuyant sur de précédents travaux. Depuis dix ans, Parker travaille sur le biofilm qui tapisse le tube digestif. Ce biofilm est une couche de mucus où prospèrent de nombreuses bactéries et dans lequel on trouve aussi des molécules issues du système immunitaire. Depuis plusieurs années, l’importance de ces biofilms bactériens, présents dans de nombreux milieux et pas seulement à l’intérieur des organismes, est régulièrement revue à la hausse. D’après Parker et Bollinger, les biofilms du tube digestif hébergent des bactéries qui sont utiles à la digestion et, recouvrant la paroi interne de l’intestin, empêchent des bactéries nuisibles de s’installer. « Nos études ont montré que le système immunitaire protège et nourrit les micro-organismes présents dans le biofilm » explique William Parker. Or, ajoute-t-il, « nous avons observé que ce biofilm est plus dense dans l’appendice et que sa présence s’affaiblit à mesure que l’on s’en éloigne. » Ces deux scientifiques en déduisent un rôle clé pour ce diverticule. Il abrite une flore bactérienne pour la tenir en réserve au cas où une grave indigestion et la diarrhée qu’elle provoque évacuent le biofilm. Les bactéries bénéfiques étant parties, les nuisibles auraient alors le champ libre pour s’installer. Mais, sortant de leur cache, les bactéries amies stockées dans l’appendice réinvestissent rapidement l’intestin. Dans de nombreux pays, les diarrhées sont un mal fréquent et ce petit diverticule du caecum aurait donc une précieuse utilité !

        (3)- Ils sont parfois appelés « le meilleur média du monde vivant »

        (4)- Chez l’homme, la pilosité pubienne est en forme de losange alors que chez la femme elle est en forme de triangle.

        (5)- L’hévéa est le nom vernaculaire de l’arbre (Hevea brasiliensis), du genre Hevea, dont la sève appelée latex est utilisée pour être transformée en caoutchouc.

        (6)- Voir « 43 Jn 018-038 001 La Vérité universelle existe-elle ? »

        (7)- Maurras C. (1912), La politique religieuse, p.213.

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      • « Repousse les contes profanes et absurdes. » (1 Ti 4 : 7)

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  • Bonjour,

    Comme la première fois, je replace votre commentaire dans un cadre et y réponds juste en dessous…

    Bonjour,
    Merci d’avoir pris la peine de commenter chacun de mes points de vue. Sans chercher à avoir raison ou à vous convaincre qu’ils seraient plus pertinents que les vôtres, je suis heureux de pouvoir poursuivre un certain temps cet échange de vues, même si nous savons déjà, l’un et l’autre, que nous butterons fatalement sur l’éternelle pierre d’achoppement : l’incompatibilité entre la soumission à une « Révélation » du croyant, et l’aspiration à l’autonomie de la conscience de l’incroyant. Mais cela n’empêche pas d’essayer de mieux comprendre nos argumentations respectives. J’apprécie les dialogues courtois.

    Dieu ne se démontre pas ; Il se montre… Mais Sa discrétion nous empêche de Le voir s’imposer… C’est pourquoi le pseudonyme de « Hasard »(1) Lui va si bien !

    Les dents de sagesse sont en voie de disparition, non pas parce qu’on les arrache de plus en plus, mais parce qu’elles sont souvent « incluses » et provoquent des infections ou contrarient la pousse des molaires. Cela n’est pas incompatible avec le fait qu’au fil des générations, elles tendent à ne plus se développer comme lorsqu’elles étaient fonctionnelles.

    La dent de sagesse est certainement l’un des organes « rudimentaires » les plus utilisés pour « prouver » l’évolution. Dans certaines sources évolutionnistes, il est possible de rencontrer la thèse qualifiant cette dent, aussi dénommée « troisième molaire », d’une partie du corps humain ayant perdu sa fonction. Les arguments utilisés pour défendre cette thèse sont les problèmes posés par cette dent à un nombre important de personnes et la non-influence sur la mastication de son extraction par intervention chirurgicale.

    Beaucoup de dentistes INFLUENCES (donc dans un état de liberté restreinte) par la suggestion des évolutionnistes qui présentent la dent de sagesse comme non fonctionnelle, ont fait de l’extraction de la dent de sagesse une intervention de routine. D’ailleurs, ils ne font pas le même effort pour les protéger, comme ils le font pour d’autres dents. Or, certaines études, menées ces dernières années, montrent le rôle joué par cette dent lors du processus de mastication, qui n’a aucune différence avec celui joué par les autres dents. (2)

    Des études ont montré l’erreur selon laquelle cette dent altère la disposition des autres dents. (3) Par ailleurs, de nombreuses critiques sur le choix d’extraction de cette dent, qui soutiennent une résolution des problèmes liés à la dent de sagesse par voie médicamenteuse ont été publiées. (4)

    Ainsi, le point de vue médical actuel ne s’appuie sur aucun fondement scientifique quant à l’inutilité de la dent de sagesse alors que son rôle est reconnu être identique aux autres dans la fonction « mastication ».

    - A propos de l’appendice, il y a en effet, comme je l’ai écrit, une adaptation dans le sens d’une nouvelle fonction partielle, ce qui n’est pas contradictoire avec le fait que cet organe, actuellement atrophié par rapport à celui des ruminants par exemple, ait eu une jadis une fonction analogue.

    Excusez-moi, mais n’avez-vous pas l’impression de faire une « pirouette jésuistique » ? Expliquer une supposée évolution d’un organe qui serait rendu rudimentaire par une évolution de la fonction qui rendrait l’organe rudimentaire de nouveau utile en le réhabilitant pour autre chose… Je pourrais ainsi prouver n’importe quoi en supposant que l’organe comme le nez qui était une trompe s’est atrophié par perte de la fonction au cours de millions d’années mais que celui-ci serait redevenu utile pour le goût… Je crois qu’on arrive à des doubles voire triples pirouettes, non ?

    - Que le coccyx serve à l’insertion des muscles pelviens n’est pas inconciliable avec le fait qu’il soit le vestige de la queue toujours présente chez les primates dont le néocortex ne s’est pas hypertrophié.

    Le développement « récent » du néocortex est une thèse évolutionniste issue de l’anatomie comparée… Lisez « 01 Gn 005-003 001 L’anatomie comparée » et vous comprendrez ce que j’en pense…

    Les poils ont en effet une fonction dans l’homéothermie. Mais, chez les « singes nus » que nous sommes, ils tendent à disparaître totalement, surtout chez les noirs (cela se comprend) et chez les jaunes (cela se comprend moins). La diminution de la pilosité au cours de l’Evolution est sans doute à l’environnement climatique mais d’abord sans doute à la découverte du feu pour se chauffer et à l’idée de se recouvrir de la peau des animaux abattus. Il n’y a pas de poils sur le phallus et dans le vagin parce qu’ils provoqueraient des coupures lors du coït. Par contre, sans les poils pelviens communs aux deux sexes, cela provoquerait des ecchymoses !

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  • - Le conte que vous imaginez est inspiré par l’ « argument » créationniste selon lequel l’apparition de la vie et son évolution sont infiniment improbables. En paraphrasant Galilée (« Et pourtant, elle tourne ! », je dirais qu’elles ont pourtant eu lieu. Notre ignorance (relative) des mécanismes évolutifs précis et la durée de l’Evolution peuvent à mes yeux expliquer cette apparente improbabilité. Mais ce que la science a déjà compris et ce qu’elle continue à découvrir conforte à mes yeux l’impossibilité et l’inutilité d’une quelconque intervention d’une intelligence supérieure. Faire semblant de croire au Père Noël n’implique pas qu’il existe. Si votre esprit cartésien vous empêche de croire aux contes, je m’étonne que vous accordiez foi aux contes bibliques.

    Il est facile de parler de contes bibliques mais au fur et à mesure des découvertes archéologiques et scientifiques (linguistiques (5), génétiques (6), astronomiques (7)…), on se rend compte que ces « contes » sont une description saisissante de réalités historiques (8) ou scientifiques (9) ! Sachant qu’il faut garder à l’esprit que la Bible n’est pas et ne prétend pas être un ouvrage scientifique de description ou d’explication du monde mais une parole vivante pour chaque homme de chaque génération pour proposer de retrouver une relation avec son créateur… Toutefois, ces énoncés historiques et scientifiques sont autant de « clins d’œil » de Dieu pour dire « Je sais de quoi je parle, c’est Moi qui l’ai fait ! Et si vous voyez que cela est vrai… C’est juste pour vous faire réfléchir sur la véracité du message central ! ». Car Dieu est avant tout discret : Il ne contraint pas ; Il propose et chacun dispose…

    - « Répondre à un vide intérieur » peut se faire de deux façons. Soit, simplement en se référant à un dieu « révélé », soit parce qu’on a été rendu capable dès l’enfance de supporter sereinement les incertitudes et à témoigner d’une confiance raisonnable dans les progrès de la science.

    « Supporter sereinement les incertitudes et témoigner d’une confiance raisonnable dans les progrès de la science » ne serait pas une définition de l’humanisme, une autre forme de religion sans Dieu ? Quand on voit ce que l’homme produit et l’évolution de l’humanité de ces dernières décennies, en corrélation avec les différentes sociétés dans le passé, il faut une foi solide dans cette religion humaniste pour continuer à y croire !

    - Je pense que c’est plus l’autorité parentale que l’amour parental que conteste l’adolescent. Toutes les religions ont compris depuis toujours que les enfants, étant privés d’esprit critique, sont des proies vulnérables, et d’ailleurs déjà soumis à l’autorité des parents. Heureusement, à l’adolescence, une saine réaction développe le besoin d’autonomie et de responsabilité individuelle, du moins si leur éducation religieuse n’a pas été trop prégnante et s’ils ont eu la chance de découvrir à temps des alternatives non aliénantes. A l’âge adulte, il devient plus difficile, voire impossible, d’encore remettre en question ses options fondamentales, au risque de se déstabiliser. L’exclamation du pasteur Hubinon (« Sil n’y a pas eu Création, alors tour le reste s’écroule !) était un cri du cœur, en accord avec le contexte de son discours à la télévision. « L’amour de Dieu » (pour les hommes ( ?!), ou celui des hommes pour « Dieu ») me paraît subjectif et imaginaire. J’ai été croyant (protestant) jusqu’à 21 ans et suis devenu athée à 24. Mais je doute que cette apostasie ait encore été possible plus tard. Je ne voudrais pas vous heurter, mais dire que « l’adulte reste un adolescent face à Dieu », cela me fait penser à une « pirouette jésuitique » …

    Je ne crois pas que comparer l’homme à un adolescent devant Dieu soit une « pirouette jésuitique » : l’homme affirme pouvoir conduire sa vie et celle des autres (y compris celle des générations futures) seul… et quand on voit comment il conduit sa propre vie… ça fait peur ! Votre parcours ne me surprend pas dans le sens où il est celui de beaucoup de personnes… Mais pourquoi ? Tout simplement parce que beaucoup ont reçu une éducation religieuse et n’ont pas eu de modèle de vie relationnelle avec Dieu. La foi n’est pas cérébrale : elle ne se décortique pas comme l’amour dans le couple par exemple… Elle se vit et se construit. Si on la théorise (comme on peut le faire pour tout domaine relationnel), on la vide de sa substance, de son essence.

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  • - L’évolutionnisme n’implique aucun commencement. En effet, la vie est apparue sur Terre lorsque des météorites y ont apporté des éléments qui existaient de toute éternité dans l’univers. Il y a donc eu « transformation », puis évolution, mais pas « commencement, notion anthropomorphique.

    Mais alors, que dites-vous du temps ? Il s’agit là d’une aporie comme de définir l’énergie ! Décrire le temps ne semble possible que par une analogie, notamment au mouvement, qui suppose de l’espace. Imaginer le temps c’est déjà se le figurer et, en quelque sorte, le manquer.

    Décrire Dieu dans un concept est une aporie du même genre… mais avec plus d’a priori et certainement moins d’objectivité… surtout quand on ne Le connaît pas ! C’est comme parler de quelqu’un qu’on ne connaît pas : on s’en est fait une idée au travers de ceux qui en parlent et qui le plus souvent ne la connaissent pas non plus.

    - Le fait est que l’Evolution est observable, et n’est plus sérieusement contestée, même par les partisans du « dessein intelligent ». Ne faut-il pas en conclure que « la loi d’entropie croissante » caractérisant le degré de dégradation de l’énergie d’un système, ne s’applique pas à l’Evolution des êtres vivants ? Certes, l’entropie d’un système isolé ne peut qu’aller en augmentant, mais la « nég-entropie », inverse de l’entropie se caractérise alors par l’apparition d’un ordre croissant. Depuis Boltzmann, Maxwell et Gibbs, on estime que l’énergie potentielle accompagne « l’ordre » et l’énergie cinétique le « désordre », la première étant chargée de plus d’informations que la seconde. Cela me paraît s’appliquer au génome de chaque espèce.

    Je ne peux que m’inscrire en faux… Voyez la stase dans les archives fossiles ! Quand on étudie l’histoire naturelle, on ne trouve pas d’êtres vivants dont « les structures anatomiques évoluent », mais des êtres qui sont restés identiques, même au cours de centaines de millions d’années. Ce manque de changement est appelé « stase » par les scientifiques. Les fossiles vivants et les organismes qui n’ont pas survécu jusqu’à notre époque mais qui ont laissé derrière eux leurs fossiles dans différentes strates de la Terre à travers l’histoire, sont des preuves concrètes de la stase dans les archives fossiles. Et cette stase montre clairement qu’aucun processus graduel d’évolution n’a jamais eu lieu. Dans un article du magazine Natural History, Stephen Jay Gould décrit cette incohérence entre les archives fossiles et la théorie de l’évolution : « L’histoire de la plupart des espèces de fossiles inclut deux caractéristiques particulièrement incohérentes avec le gradualisme : 1. La stase. La plupart des espèces ne montrent aucun changement directionnel au cours de leur vie sur terre. Elles apparaissent dans les archives fossiles visiblement identiques à ce qu’elles sont lorsqu’elles disparaissent ; les changements morphologiques sont habituellement limités et sans direction. 2. Une apparition soudaine. Dans n’importe quelle zone locale, une espèce n’apparaît pas graduellement par la transformation de ses ancêtres ; elle apparaît tout d’un coup et "complètement formée" » (10).

    Si un être vivant survit sous une forme parfaite jusqu’à notre époque avec toutes les caractéristiques qu’il affichait des millions d’années auparavant et s’il n’a subi aucun changement, alors cette preuve est assez puissante pour rejeter complètement le modèle d’évolution graduel anticipé par Darwin. En outre, il n’y a pas qu’un seul exemple pour démontrer cela ; en réalité, les exemples font légion. D’innombrables organismes ne montrent aucune différence avec leur état originel qui date de millions voire de centaines de millions d’années. Comme énoncé ouvertement par Niles Eldredge, cet état de fait force les paléontologistes à se détourner de l’idée d’évolution qui, pourtant, demeure toujours soutenue de nos jours :

    « Il n’est pas étonnant que les paléontologistes se soient détournés de la théorie de l’évolution depuis si longtemps. Elle semble n’avoir jamais eu lieu. Des collectes assidues mènent à des zigzags, à des oscillations mineures, et quelques fois à l’accumulation minime, occasionnelle de changements s’opérant sur des millions d’années, à une vitesse trop lente pour réellement expliquer tous les changements prodigieux qui se sont produits au cours de l’histoire évolutionnaire » (11). Niles Eldredge décrit comment la stase si longtemps négligée par les paléontologistes sape l’affirmation de Darwin d’une évolution graduelle : « Mais la stase était jetée de manière pratique comme une caractéristique de l’histoire de la vie dont la biologie évolutionniste devait s’accommoder. Et la stase a continué d’être ignorée jusqu’à ce que Gould et moi montrions qu’une telle stabilité est un aspect réel de l’histoire de la vie qui doit être affronté – et qu’en fait, cela ne pose aucune menace fondamentale à la notion même d’évolution. C’était là le problème de Darwin : pour établir la plausibilité de l’idée d’évolution, Darwin sentait qu’il devait saper l’ancienne… doctrine de la fixité des espèces. La stase, pour Darwin, était un horrible inconvénient. » (12)

    Par ailleurs, nous connaissons les nombreux fossiles vivants, preuve de la non évolution des espèces animales (le cœlacanthe (13), la limule (14), le cafard (15), l’okapi (16), le dipneuste (17)…) comme végétales (le ginkgo (18))… Il en existe des centaines voire des milliers ! (je vais écrire un texte sur le sujet courant du mois d’août ; je vous informerai)

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  • - Un enfant a évidemment besoin d’être guidé, mais sans qu’il soit influencé irrémédiablement par ses parents et ses éducateurs. Ils n’ont pas à imposer leur point de vue aux enfants et aux adolescents, mais à développer leur esprit critique à tous points de vue au fur et à mesure de leur entendement, et à les rendre capables de se forger leurs propres opinions. Certes, « l’enfant a besoin d’avoir une structure de construction ».Mais les parents croyants n’en ont pas l’apanage. « La reproduction du schéma familial social » existe aussi au sein d’une famille incroyante. Tous les parents n’ « enferment » pas leurs enfants. Si l’on respecte les principes et les valeurs de l’humanisme laïque, si l’on fait découvrir aux enfants qu’il existe une spiritualité laïque, une morale laïque, etc., la religion devient contradictoire. Ce qui n’empêchera pas un enfant, une fois devenu adulte, de préférer une option religieuse, du moins théoriquement, car c’est rarissime en l’absence d’influences ultérieures, notamment par des sectes.

    Nous revenons toujours à la même problématique : vous parlez de religion comme d’un savoir. Je crois que trois verbes peuvent décrire l’essence de l’être humain : FAIRE – AVOIR – ETRE.

    • La religion, c’est FAIRE pour AVOIR (19) ;
    • L’être humain sans la religion, c’est AVOIR pour DEVENIR (20) ;
    • La relation avec Dieu, c’est ETRE ;

    Je vous invite à lire cette réflexion : « 01 Gn 002-004 001 L’Eternel Dieu par son nom, YHVH ».

    Par ailleurs, une équipe de chercheurs neurologues, sous la houlette de Jaqueline Borg (21) a mis en évidence que notre cerveau est « programmé » pour croire. Leurs travaux concluent que la religiosité se révèle être le seul et unique paramètre corrélé avec la densité des récepteurs neurologiques 5HT1A (liés au taux de sérotonine). Leur conclusion, ainsi que celle d’autres équipes (22), est que « le cerveau humain est cognitivement parfaitement équipé pour croire » (23).

    Si c’est l’évolution qui fait « progresser » l’être humain dans ses capacités intellectuelles et cognitives, pourquoi « chacun de nous hérite-il d’un cerveau qui le pousse naturellement à croire » ? En effet, une étude dirigée par la psychologue américaine Laura Koenig de l’Université du Minnesota et publiée en 2005, révèle que l’attrait pour la religion est non seulement déterminé par l’environnement mais surtout par ses gènes hérités de ses ancêtres et quasi-identiques pour tous les hommes. De plus, il a été démontré dans cette étude que l’influence de ces gènes se fait sentir progressivement au fur et à mesure que l’individu s’affranchit des influences de son environnement, en particulier de ce qu’il a reçu dans son enfance… Bref, ces études montrent l’inverse de ce que vous avancez.

    Certes, croyants comme incroyants, nous influençons tous, et très légitimement, nos enfants. Mais selon moi, c’est de façon plus profonde chez les croyants, puisqu’ils s’engagent en leur transmettant leurs inquiétudes métaphysiques, et en témoignant affectivement et concrètement de leur foi, qu’ils leur imposent donc. Les parents incroyants, au contraire, n’imposent rien. Leur « foi » en l’homme signifie « confiance » en ses possibilités de perfectionnement et d’épanouissement, du moins s’il est placé dans des conditions favorables. C’est pourquoi ils répondent au fur et à mesure aux questions de leurs enfants, en tenant compte de leur entendement, ils développent leur esprit critique à tous points de vues, ils les incitent à une confiance raisonnable dans les progrès de la science, ils développent en eux une force intérieure leur permettant de supporter sereinement ses incertitudes actuelles, etc … Et lorsque leurs enfants demandent qui est ce dieu dont leur parlent certains de leurs condisciples, les parents incroyants leur expliquent que les croyants pensent qu’une « puissance supérieure » a créé le monde, la vie, etc.…, ce qui est leur bon droit, et qu’il faut le respecter, mais qu’on peut tout aussi bien, de nos jours, par des exemples simples, tout expliquer par l’Evolution.

    Quelle prétention ! « Tout expliquer par l’évolution » ! Pouvez-vous m’expliquer l’énergie ? Le temps ? L’Amour ? … par l’évolution !

    Et, d’après les études dont j’ai parlé plus haut, vous faites fausse route puisque justement il a été démontré que l’influence des gènes qui favorisent la religiosité se fait sentir progressivement au fur et à mesure que l’individu s’affranchit des influences de son environnement, en particulier de ce qu’il a reçu dans son enfance…

    -Il serait temps, selon moi, que les parents et les éducateurs croyants cessent de présenter comme des faits historiques, les évènements décrits dans la « Bible » : Jésus est probablement un condensé de divers personnages mythiques et de commentateurs dont on a collationné les textes, un siècle plus tard, qui n’ont pas cessé d’être manipulés au cours des siècles et qui ne sont plus adaptés à la mentalité actuelle. Au-delà de « l’amour du prochain » et de certains textes poétiques, ce livre « sacré », comme les deux autres d’ailleurs, incite paradoxalement à la violence et à l’intolérance. Les cours d’histoire devraient évidemment en témoigner, par simple honnêteté intellectuelle. L’histoire ne confirme-t-elle pas abondamment la piètre aptitude des religions à développer non pas une conscience morale autonome et responsable, mais l’obéissance à un « texte sacré » ou à ceux qui l’exploitent ? Soit dit en passant, je ne partage pas l’opinion fréquente selon laquelle les atrocités du nazisme et du stalinisme seraient dues à l’ « athéisme » de ces idéologies. Au contraire, il me semble que l’absence totale de respect de la dignité humaine d’un Hitler ou d’un Staline, de même que la soumission de ceux qu’ils ont endoctrinés, sont explicables par leur commune éducation religieuse initiale, qui a favorisé leur complexe de supériorité et de domination. Mais ont aussi joué un rôle les dérives de l’eugénisme, dont le très catholique Dr. Alexis Carrel fut l’un des précurseurs, et le « darwinisme social ».

    Raisonnement un peu trop facile à mon goût… S’agirait-il d’une nouvelle pirouette pour réussir à faire de la Bible la racine de tous les maux ?L’orgueil individuel est la source d’inspiration et énergétique des individus comme Hitler et Staline… Lénine a reçu une éducation religieuse au sens ou nous l’entendons tous les deux : ses parents l’ont élevé dans des principes religieux théorique comme l’enseignement d’une matière au collège ou lycée, mais son père à changé de religion pour pouvoir faire de meilleures affaires… Quel modèle Lénine a-t-il eu ? Celui d’une vie intime et relationnel avec Dieu (ETRE) ou un humanisme égoïste (AVOIR pour DEVENIR). J’insiste peut-être un peu lourdement mais la religion n’est rien d’autre que de la politique de pouvoir… La Bible rejette toute forme de religion ; elle propose une relation personnelle hors étiquette ou « carte du parti » (24). Les hommes l’ont utilisée… mais ne l’ont pas appliquée ! Et d’après ce que vous écrivez, il me semble que vous avez davantage écouté ceux qui l’ont lue pour vous que vous ne l’avez lue pour l’écouter !

    - A propos de la violence, je pense que, génétiquement, et dans un certain contexte culturel et affectif, l’animal humain est virtuellement capable de haine et de violence, à des degrés divers selon l’inné et l’acquis de chacun. Il est flagrant que cette violence est de moins en moins contenue par les interdictions religieuses d’antan (« tu ne tueras point ! »). Mais le déclin de la religiosité, du moins sous nos latitudes, n’a pas été compensé par une éducation « humanisante » : la conscience morale, le sens des valeurs, le respect de l’autre et de sa différence (non fondamentaliste !), loin d’apparaître spontanément, ne s’acquièrent en effet que par une éducation adéquate, fondée essentiellement sur l’esprit critique, l’autonomie, la responsabilité individuelle, sur l’apprentissage des limites et du respect, sur l’exemple des éducateurs, sur des expériences affectives, vécues ou suggérées par empathie, parfois a contrario, etc.

    Quelle modèle montrez-vous ? Votre approche est uniquement théorique : comment montrer aux jeunes comment construire en ne donnant que des grandes lignes directrices d’une vision qui, depuis des siècles (vous tenez à peu près la même logique de Rousseau), amènent un déclin de la société (comme vous l’écrivez) prouvant que l’homme seul ne peut pas construire (ne serait-ce pas une preuve de l’entropie croissante même au niveau social ?)

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  • A propos du dogme, nous sommes évidemment en complet désaccord. Nous n’avons pas la même définition de la liberté. Il est vrai que Renan en a défini 24 ! Chacun a d’ailleurs la sienne. Pour moi, philosophiquement, la liberté, c’est parvenir à s’affranchir autant que possible des déterminismes biologiques, hormonaux, éducatifs, religieux, culturels, sociaux, politiques, etc. Au contraire, par définition, un dogme, c’est « une croyance, une opinion, ou un principe donnés comme intangibles et imposés comme vérité indiscutable ». Aux yeux des incroyants, il n’y a pas de « Vérité absolue, mais seulement des « vérités » personnelles, partielles et donc provisoires, acquises au contact de celles des autres. L’enseignement, non dogmatique s’entend, en faisant découvrir des horizons insoupçonnés, est l’outil de la liberté de pensée.

    Je crois que nous ne sommes pas si en désaccord que cela sur l’idée… Il y aurait des termes à mieux définir afin que nous puissions peut être utilisé des concepts avant des mots : les mots sont forcément emprunt de connotations qui nous sont propres… Le liberum arbitrium chrétien apparaît nettement chez Augustin d’Hippone (25). Sa finalité était de fonder une théodicée pour innocenter Dieu de la responsabilité du mal (26) (dénoncée par Friedrich Nietzsche). La motivation est donc théologique et non anthropologique. Par la suite, le libre-arbitre deviendra un trait fondamental de l’anthropologie de Thomas d’Aquin. On voit, par ce bref historique, que le problème de la liberté en Occident n’est pas séparable de l’histoire du concept de Dieu. Ceci est encore valable même au 20ème siècle, chez Sartre par exemple, lorsqu’il renverse le rapport de l’essence et de l’existence.

    Connaissez-vous la célèbre phrase d’Henri POINCARE : « La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n’est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d’être ».
    Désolé d’avoir été aussi long ! J’espère sincèrement ne pas vous avoir heurté dans vos convictions.

    Et de mon côté, je n’ai pas voulu étayer davantage mes réponses afin de ne pas faire trop long… Mais il est délicat de faire trop court !

    Vous ne m’avez absolument pas heurté dans mes convictions. Honnêtement je suis uniquement attristé de vous voir vous perdre dans des raisonnements qui ne sont qu’un dédale, au sens de François Jacob (27), et de constater que vous vous débattez comme englué dans de « faux raisonnements » (Jc 1 : 22).

    Cordialement, Michel THYS 31.07.2010

    Cordialement, Theonoptie

    Notes :

    (1) Voir « 01 Gn 001-001 002 Hasard ou Créateur »

    (2) Leonard M. S., 1992, Removing third molars : a review for the general practitioner, Journal of the American Dental Association, 123(2) : 77-82

    (3) M. Leff, 1993, Hold on to your wisdom teeth, Consumer reports on Health, 5(8) : 4-85

    (4) Daily T., 1996. Third molar prophylactic extraction : a review and analysis of the literature, General Dentistry, 44(4) : 310-320

    (5) Voir « 01 Gn 011-001 001 La géo-linguistique et la Bible »

    (6) Voir « 44 Ac 013-001 001 La génétique et la Bible »

    (7) Voir « 18 Jb 022-012 001 Le royaume de Dieu ou l’Ailleurs »

    (8) Je vous invite à lire ces différentes réflexions dans lesquelles on réalise que les textes bibliques décrivent des faits réels (ce ne sont que des exemples, bien entendu) :

    (9) Voir

    (10) Stephen J. Gould, "Evolution’s Erratic Pace," Natural History, Vol. 86, No. 5, May 1977, p. 14

    (11) Niles Eldredge, Reinventing Darwin : The Great Evolutionary Debate, [1995], phoenix : London, 1996, p. 95

    (12) Niles Eldredge, Time Frames : The Rethinking of Darwinian Evolution and the Theory of Punctuated Equilibria, Simon & Schuster : New York, 1985, pp. 188-189

    (13) Voir « 01 Gn 001-021 002 Le cœlacanthe ou un espoir évolutionniste déçu »

    (14) Les premières archives fossiles de la limule remontent à 425 millions d’années et pourtant ce fossile vivant vit toujours le long des rivages actuels. Sa queue, qui lui permet de marcher avec facilité dans le sable et qui est utilisée pour se diriger, ses deux yeux aux structures extrêmement complexes et toutes ses autres caractéristiques uniques sont restées inchangées au cours des dernières 425 millions d’années.

    (15) Le cafard, l’insecte ailé le plus vieux au monde, apparaît pour la première fois dans les fossiles il y a 350 millions d’années, à la période Carbonifère.( « Living Fossils », Discovery Education) Cet insecte – avec ses différentes antennes et poils extrêmement sensibles au moindre mouvement, même aux courants d’air, ses ailes parfaites, et sa structure résistante capable même de supporter des radiations – est identique aujourd’hui à ce qu’il était il y a 350 millions d’années. (« American cockroach »)

    (16) Le cafard, l’insecte ailé le plus vieux au monde, apparaît pour la première fois dans les fossiles il y a 350 millions d’années, à la période Carbonifère.( « Living Fossils », Discovery Education) Cet insecte – avec ses différentes antennes et poils extrêmement sensibles au moindre mouvement, même aux courants d’air, ses ailes parfaites, et sa structure résistante capable même de supporter des radiations – est identique aujourd’hui à ce qu’il était il y a 350 millions d’années. (« American cockroach »)

    (16) Les fossiles appartenant à cet animal datent de l’époque du Miocène. On a toujours cru que l’okapi était éteint – jusqu’à ce que le premier spécimen vivant soit capturé en 1901. A cette époque, il était pris comme exemple par les évolutionnistes et présenté comme une forme intermédiaire dans le scénario de l’évolution des équidés, qui est lui-même totalement faux. Cependant, avec la capture d’un okapi vivant, ce scénario de l’évolution des équidés a été également abandonné.

    (17) Les dipneustes (poissons à poumons) africains et australiens sont un autre exemple de fossiles vivants : ils vivaient il y a 400 millions d’années et prospèrent encore aujourd’hui. Charles Darwin s’est étonné de la survie de ces poissons jusqu’au temps présent et dans son Origine des Espèces il y fait donc référence comme des « formes anomales » qui « peuvent pratiquement être appelées fossiles vivants ». (Charles Darwin, The Origin of Species, Penguin Books, England, 1985, p. 151)

    (18) Le Ginkgo est un arbre qui vivait il y a 125 millions d’années. Originaire d’Extrême-Orient, il est de nos jours cultivé un peu partout pour ses feuilles qui sont utilisées en phytothérapie pour soigner les troubles circulatoires.

    (19) Le salut est OFFERT par Dieu (voir « 40 Mt 018-023 001 Le pardon et le salut offert par Dieu ») : il ne s’acquiert pas (voir « 40 Mt 013-045 001 La parabole de la perle ») ; il s’accepte (voir « 43 Jn 003-016 001 L’acceptation du salut offert »).

    (20) Avec le faux espoir d’ETRE un jour…

    (21) Université Karolinska de Stokholm en Suède.

    (22) Des travaux différents menés par le neuropsychologue américain Michael Persinger, les psychologues américains Karen Wynn, Henry Wellman et Susan Gelman, Dan Sperber, Directeur de recherche de l’Institut des Sciences Cognitives Jean-Nicod au CNRS de Paris…

    (23) Andrew Newberg, neurobiologiste, Directeur de la Clinique de Médecine Nucléaire de l’Université de Pennsylvanie. De son coté, en utilisant l’imagerie cérébrale, il a mis en évidence que la zone correspondante à la réceptivité religieuse se situe davantage dans la zone du cortex pariétal supérieur

    (24) Voir « 40 Mt 005-017 001 L’Ancien Testament, de la religion à la relation »

    (25) Dans « De Libero arbitrio »

    (26) En réalité, le mal n’existe pas ! Comme en physique fondamentale, une température négative n’existe pas ! le zéro absolu (-273,15°K) est l’absence totale de chaleur… Il n’existe pas de froid, c’est à dire de température inférieure à ce zéro absolu ; il y a seulement plus ou moins voire pas du tout dans le cas du zéro absolu) de chaleur. De même, il existe le bien… plus ou moins de bien : du zéro absolu en bien sans Dieu, à Dieu, infiniment bien.

    (27) Pour François Jacob, « Dédale incarne la techné (la technique) qui permet d’atteindre à la maîtrise du monde... qui permet à ses clients de s’abandonner à leur hubris, d’atteindre leurs folles entreprises... En Dédale se profile une science sans conscience... » (La Souris, la Mouche et l’Homme, Odile Jacob, 1997)

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