Au début des années 1900, on a répertorié chez l’humain une centaine d’organes dits « vestiges de l’évolution » [1]. Essentiellement, il s’agissait de structures qui, à première vue, semblaient presque inutiles. Aujourd’hui, l’avancement de la science a démontré que chacune de ces structures anatomiques avait une fonction particulière et utile. La leçon à retenir est que l’ignorance concernant le fonctionnement d’une structure biologique particulière ne devrait pas être transposée en absence de fonction.
L’œil humain comporte justement des particularités qui autrefois étaient intrigantes vu les limites de la science de l’époque. Par exemple, les nerfs passent devant la rétine au lieu de passer par derrière. Ceci a été immédiatement récupéré par les évolutionnistes comme preuve que l’œil n’a pas été créé. On nous dit que les nerfs auraient été placés derrière la rétine si un concepteur intelligent était à l’origine de l’œil.
Notre œil offre une résolution de 120 millions de pixels [2]. Une multitude d’ordinateurs sont nécessaires pour atteindre une imagerie vidéo qui pourrait tout au plus s’approcher de ce niveau de résolution. Dernièrement, les scientifiques du Sandia National Laboratories [3] ont mis en un réseau 64 puissants ordinateurs pour rendre une imagerie vidéo, en quelque secondes, atteignant une résolution de 20 méga pixels. Le travail de l’œil et du cerveau ne prend qu’une fraction de seconde pour rendre les images.
Il y a près de 400 000 récepteurs par millimètre carré de rétine. L’œil peut détecter un unique photon de lumière, ce qui représente la limite ultime de sensibilité. Il y aurait des pages à remplir simplement pour résumer les multiples capacités de l’œil : détection des profondeurs et contours, différenciation des couleurs, 3D, ajustement en fonction de la distance…
Ces constats de la biologie infirment sans conteste l’affirmation que l’œil des vertébrés est mal conçu. Les évolutionnistes se heurtent encore à l’avancement de la science qui, de toute évidence, sert la théorie créationniste.
Habituellement, le discours évolutionniste passe outre les fabuleuses capacités de l’œil mises à jour par la science. Les évolutionnistes sont restés figés à l’état des connaissances scientifiques tel qu’il était il y a 30 ou 60 ans. Ils continuent d’affirmer que les nerfs passeraient derrière la rétine si l’œil avait été conçu par un créateur intelligent.
Mais les céphalopodes ont un nerf optique qui passe derrière la rétine. Faut-il en conclure que les évolutionnistes admettraient alors que l’œil des céphalopodes a une origine par création intelligente mais pas celui des vertébrés ? Notons que l’œil des céphalopodes est différent de l’œil des vertébrés : plus simple, moins efficace et conçu pour un contexte différent.
Aujourd’hui, on comprend mieux les besoins de l’œil des vertébrés. La rétine transpose l’énergie lumineuse en signal électrique. Avant de transmettre l’information aux nerfs puis au cerveau, les cellules rétiniennes doivent être alimentées d’abord par un flux d’énergie très important. Ces cellules ont l’un des métabolismes les plus élevés dans le corps humain. Il est donc nécessaire que l’espace derrière l’œil soit réservé à la choroïde [4] qui apporte l’afflu sanguin, vital à la fonction visuelle. De plus, la choroïde passant à l’arrière de l’œil participe à l’absorption et l’évacuation de la chaleur de l’œil. Il y a donc des raisons d’efficacité pour que les nerfs passent devant les photorécepteurs.
Les évolutionnistes affirment que le fait que les nerfs passent devant la rétine atténue le rendement de la vue comme si les nerfs empêchaient la lumière de bien impacter la rétine. En réalité, la tâche aveugle causée par le nerf qui passe devant occupe seulement 1 quart de 1% du champ visuel et le nerf, contrairement à la choroïde, est quasi transparent, il a un indice réfractaire quasi identique à l’humeur aqueuse. La choroïde ne pourrait pas passer devant car le sang trop opaque engendrerait une vue comme dans un œil en hémorragie.
Les découvertes scientifiques balayent les théories qui exploitent l’ignorance. Le présent exemple est l’hypothèse des « organes vestiges » ou organes « sous optimaux » que les évolutionnistes continuent de soutenir pour attaquer la théorie créationniste.
« L’idée que l’œil des vertébrés est « branché à l’envers » provient d’un manque de connaissance sur la fonction de l’œil et son anatomie » [5].
« Cela prendrait 100 années de traitement par un super-ordinateur pour simuler ce qui prend place dans votre œil chaque seconde. » [6]
« Au fur et à mesure de l’augmentation de nos connaissances, la liste des structures vestigiales a diminué. Wiedersheim en répertoriait environ une centaine chez l’humain, les auteurs récents en décrivent habituellement 4 ou 5. Même cette courte liste de structures vestigiales chez l’humain est questionnable. » [7]
Il faut alors avoir l’esprit ouvert et tirer des leçons des expériences passées : celles-ci démontrent que tous les organes ont une raison d’être et que leurs structures produisent des niveaux d’optimisation bien au-delà des équivalents conçus par l’humain qui nécessitent une conception intelligente.
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